FENESTROU

"Fenêtre sur garrigues"

 

 

Providing exceptional research and analysis on emerging market investments.

 

Recette de la Tarte de Lédenon

Pour 3 personnes, 60 minutes de préparation et 15 minutes de cuisson

Ingrédients :

  • 1 pâte brisée
  •  De la moutarde
  •  Quelques tomates
  • Des poivrons rouge, vert et jaune
  • Du gruyère
  • Quelques herbes de Provence

Ustensiles :

  • 1 plat à tarte
  • Quelques assiettes pour la préparation

Conseils : Prévoyez du temps pour la préparation des poivrons.

1-Commencez par mettre les poivrons au four, cuisson forte, pour enlever la peau (attendre que la peau soit bien noircie ; cela peut prendre un certain temps).

2- Profitez pour placez les tomates quelques minutes dans une eau bouillonnante afin d'enlever la peau. Coupez les en rondelles. Avec une passoire, égouttez bien les tomates pour qu'il reste le moins d'eau et de noyaux possible.

3- Placez la pâte brisée dans un plat à tarte, en gardant le papier de cuisson. Les ingrédients étant gorgés d'eau (tomates, poivrons), je vous conseille d'enfourner cette pâte quelques instants en prenant soin de percer le fond avec une fourchette.

4- Ressortez la pâte, puis enduisez le fond avec un peu de moutarde, puis tapissez avec du gruyère. Ajoutez les tomates, puis remettez un peu de gruyère par dessus. Sortez les poivrons, enlevez toute la peau et les noyaux. L'exercice est assez difficile, faites attention, c'est chaud. Ne gardez que la chair des poivrons.

5- Essorez les poivrons avec du papier absorbant, puis découpez les en fines lamelles, que vous venez ajouter sur les tomates et le gruyère, en étoile. Ajoutez quelques herbes de Provence.

6- Enfournez, jusqu'à ce que la pâte devienne un peu sombre. Sortez le plat, ajoutez-y un soupçon d'huile d'olive, c'est prêt.

Cette recette et bien d'autres sur " Cuisinorama "


Sangliers

Extrait d'un courrier de Monsieur F. PAGES, abonné au journal "LE CHASSEUR FRANCAIS" Cette lettre a été publiée au mois d'août 1912 page 521

Une belle Capture. "- Depuis quelques semaines, de nombreuses traces renouvelées presque jour, signalaient dans nos bois la présence d'un animal insolite. Plusieurs chasseurs m'affirmaient qu'il s'agissait d'un sanglier I Un sanglier ? m'écriais-je, mais on n'en a jamais vu dans nos parages ! Excité par leurs paroles et désireux d'en avoir le coeur net, je parvins à décider quelques amis qui, comme moi, jugèrent bon d'organiser une battue. Chance inespérée, nos chiens prennent une piste et peu après furieux et sans relâche aboient désespérément autour d'un épais buisson. Après quelques minutes d'attente, le pachyderme enfin, se déloge de son gîte ; c'est alors une course folle et remplie d'émotions. N'étant pas armé pour cette chasse quoique ayant de très bons fusils, je parvins moi-même à abattre le solitaire de deux coups de fusil chargé de chevrotines. - Ce sanglier qui pesait le poids respectable de 86 kilos, fut rapporté comme un trophée en triomphe, dans la commune de Lédenon, dont je suis l'heureux habitant. Comme de mémoire d'homme jamais pareil fait ne s'était produit, je crois le cas trop rare pour ne pas être signalé . "


Histoires d'eau

La question de l'écoulement des eaux pluviales est un vrai casse tête. Erreurs d'urbanisme, réchauffement climatique, inconscience ... Les causes sont sans doute multiples et ne sont pas forcément que locales. En atteste ce que je tiens pour une incohérence : La reconnaissance d'un état de catastrophe naturelle pour Lédenon suite aux inondations du 6 au 8 septembre 2005 et le classement de Lédenon par la Direction Départementale de l'Equipement du Gard en zone non inondable ! En d'autres termes, Lédenon n'est pas inondable ... sauf s'il pleut fort !

Annexe : carte du département et risques d'inondations .

A quelques kilomètres de Lédenon, le pont de Russan ...


 

Histoires d'eau (bis)

STATISTIQUE GÉOLOGIQUE, MINÉRALOGIQUE, MÉTALLURGIQUE ET PALEONTOLOGIQUE DU DEPARTEMENT DU GARD PAR EMILIEN DUMAS (1876)

Extraits ...

"Le Néocomien supporte dans le département du Gard deux niveaux d'eau principaux et très remarquables. Le premier, ou le plus inférieur, est placé entre l'étage marneux, ou à Bélemnites plates, et l'étage du calcaire à Spantagoïdes. Le second se trouve vers la partie supérieure de ce dernier étage au point de contact des calcaires blancs qui constituent l'étage Néocomien supérieur ou Urgonien. Nous allons successivement faire connaître les principales fontaines du département que ces deux niveaux d'eau alimentent. Les marnes néocomiennes ne se montrant à découvert que dans des portions assez restreintes du département, il en résulte que les sources à la partie supérieure de cet étage sont assez rares. Nous citerons particulièrement, dans-l'arrondissement de Nîmes, le creux de La Vaunage, comme un des points les mieux marqués de ce niveau d'eau il donne lieu, sur le pourtour de ce bassin aux sources suivantes : la fontaine d'Arc, près du village de Caveirac, qui était jadis conduite dans le parc du château au moyen d'arcades aujourd'hui détruites ; la source dite la Font de Bonnet, qui alimente depuis 1821 les fontaines publiques de Clarensac ; la Font-Robert, source très abondante, amenée dans le village de Saint-Côme où elle alimente deux ou trois belles fontaines, la fontaine de Fontarame et celle de Maruéjols, situées dans cette dernière commune ; celle de Fontanille, la plus considérable de la Vaunage après celle de Caveirac, qui vient alimenter les fontaines publiques de Calvisson ; celle du village de Congéniès ; la fontaine de Nages ( note 22 ) , et enfin la source du village de Langlade sort également du même niveau géologique. Le niveau d'eau supérieur au précédent, qui alimente les sources néocomiennes, existe comme nous l'avons déjà dit, vers le point de contact de l'étage supérieur (Urgonien d'Orb.) et de l'étage à Spatangus, surtout lorsque celui-ci est à l'état marneux.

Ce niveau d'eau entretient un grand nombre de sources dans le département. Nous citerons d'abord les plus remarquables sur les pentes méridionale et occidentale du massif néocomien situé au Nord de l'arrondissement de Nîmes. Ces sources, en partant du Gardon et en allant vers l'Ouest, sont les suivantes : La belle fontaine de Saint-Bonnet (débit 10 pouces environ) ; celle de Tartuyé (2 ou 3 pouces), qui surgit le long de l'aqueduc du Gard. au N.-O. de la précédente les sources de Lédenon , de la Bastide (6 pouces), de Cabrières (4 ou 5 pouces), de Roque-Courbe (1/2 pouce) ; la Font-Aubarne (4 à 5 pouces) ; la source de Courbessac (3 pouces), celles du Mas-de-Calvas (6 pouces), de Vaqueirolles (3 pouces) ( Note 23 ) du mas de Barbier(6 pouces), de Saint-Pierre-de-Vaquières, vulgairement appelée les Joncs (25 pouces), du mas de Guiraud (2 pouces) ( Note 24 ) .

En suivant, vers l'Ouest, la lisière du même massif néocomien, on rencontre encore la fontaine du Tron, près de Saint-Mamert, les fontaines de Candoule, près du village de Gajan, et plus loin dans l'arrondissement d'Uzès, la source du domaine de Vallonguette (étiage 2 pouces), qui naissent du même niveau d'eau. Enfin dans les garrigues de la Calmette, la source de Valfons paraît être dans les mêmes conditions géologiques. Vers le Nord du massif de Féron, le long du cours du Gardon, les sources latérales ne se rencontrent plus parce que, de ce côté les couches de l'étage à Spatangues sont complètement recouvertes par le calcaire urgonien, mais on y voit plusieurs sources ascendantes que nous allons indiquer.

Le massif de Bouquet forme un vaste plateau dont les couches à peu près horizontales vers le centre, sont très inclinées vers les bords ; mais ce vaste plateau recouvert par le calcaire blanc à Requiena Ammonia (Urgonien d'Orb.), se trouve découpé par trois ou quatre déchirures parallèles courant de l'Est à l'Ouest et laissant apercevoir, dans le fond de ces vallées, le calcaire à Spatangues ou troisième étage néocomien.

Ces solutions dans les strates du sol néocomien supérieur ont donné lieu, dans l'arrondissement d'Uzès, aux vallons de Belvézet, de Vallérargues, de Lussan et de Fons. Dans ces quatre vallées on observe un même niveau d'eau placée à la sortie du calcaire à Spatangus et occupant absolument la même position géologique que le second niveau d'eau que nous venons d'indiquer dans l'arrondissement de Nimes ; il alimente encore ici des sources peu abondantes mais qui tiennent toute l'année.

Dans le seul vallon de Lussan on en compte une douzaine qui, presque toutes, ont déterminé l'emplacement des divers hameaux ou habitations isolés, disséminés sur la commune de Lussan, ce sont : les deux fontaines situées à l'Est sous le roc où est bâti le village de Lussan, dites La Fontasse et celle du Pré-neuf (Pratnoou), la fontaine du château de Fan (débit, à l'étiage, 4 à 5 pouces) dont les eaux, retenues par une écluse, mettent en mouvement un moulin à blé ; celles des hameaux d'Audabiac, de Dizier, de Beth et du Roux ; celle dite de Rémone, sous le hameau de Lauron ; enfin la fontaine du vallat d'Aiguesvives. Dans le vallon de Vallérargues, les sources dites les Fontaines, près du village, sont aussi assez abondantes. La plus importante fait marcher un moulin, et elles donnent naissance par leur réunion au ruisseau de Vals qui, plus bas, prend le nom d'Avègue, après avoir reçu la belle fontaine d'Audabiac. Le vallon de Belvézet et celui de Fons sont, comme les deux précédents, favorisés de nombreuses sources qui, dans la première de ces 1ocalités, vont grossir le cours de la rivière de Seynes, et dans la seconde forment deux ruisseaux,-affluents de l'Aiguillon qui se jette dans la Cèze. La fontaine de Seynes, au pied du serre de Bouquet, sort également du même niveau géologique.

Note 22 : Le petit bassin qui entoure la source de Nages est de construction romaine, ainsi que les restes d'un grand réservoir placé à côté et destiné sans doute à recevoir les eaux surabondantes pendant la saison pluvieuse. Ce bassin était couvert par une voûte en berceau et à plein cintre dont on voit encore aujourd'hui les débris au fond du réservoir. Les murs latéraux sont parfaitement conservés. Sur la montagne qui domine cette source, nous avons reconnu les restes d'un oppidum gaulois qui était défendu vers l'Ouest par l'escarpement naturel de la montagne, et des autres côtés par des murs d'enceinte formés par la réunion de grosses pierres brutes, juxtaposées sans ordre et sans ciment. Le périmètre de cette ancienne enceinte peut se suivre encore aujourd'hui dans presque tout son développement.

Note 23 : Cette source située à une lieue à l'Ouest de la ville de Nimes, sur la route du Vigan, est entourée d'un réduit maçonné, qui est véritablement un ouvrage romain. Cette enceinte est formée par une bâtisse de pierres énormes : elle a la forme d'un rectangle long de 10 pieds et large de 6 dans oeuvre. Les murs ont 8 pieds de hauteur jusqu'à la naissance de la voûte. Dans le bas de la pièce et contre les murs, il y a une banquette en saillie faite avec des pierres pied d'épaisseur et de 18 pouces de largeur, qui permettent de marcher à l'entour de la source. La voûte de cette pièce est moderne et sans doute une reconstruction ; le canal qui conduit les eaux au château de Vaqueirolles, est moderne aussi ; mais à quelques pas de ce canal récent il y a des vestiges d'un vieux canal couvert avec des dalles, dont la solidité dénote un ouvrage romain.

Note 24 : Les débits de toutes ces sources se rapportent à l'étiage de septembre 1842 et sont donnés par M. Teissier, Histoire des eaux de Nimes, t. I er , p. 547 et suiv. - Le 22 mai de la même année, M. Teissier avait trouvé que la source de Vaqueirolles fournissait 6 pouces d'eau fontainiers, celle de Barbin 84 pouces, celle de Saint-Pierre 240 pouces et celle du mas de Guiraud 5 pouces. t. I er , p. 168 ."

L'intégralité de l'ouvrage ...


Les résultats des précédentes élections à Lédenon sur le site du Ministère de l'Intérieur...


La fiscalité locale à Lédenon ...